Fin du Franc CFA et Euro

Les pays de la Zone Franc CFA peuvent-ils réaliser le rêve américain ?

Les pays de la Zone Franc CFA peuvent ils réaliser le rêve américain ?

Déclin de la situation monétaire en Afrique

Cette situation reflète la sante économique de l ’Afrique de la zone Franc CFA. Sur le plan politique, Dakar, Yaoundé et Libreville grognent. A Conakry des tirs a l’arme lourde se sont fait entendre ce mardi 19 juillet. La zone Franc CFA compte quatorze (14) pays avec la France comme tuteur commun. Ces pays partagent donc le franc CFA fixe a l’Euro. L’économie de la région est donc étroitement liée a une zone euro en proie a une crise de la dette sans précédent.

Notons que la structure actuelle de la monnaie « unique » se pose en handicap au développement économique et social de la région francophone de l’Afrique. Pire le déficit de démocratie dans cette région est d’une compétitivité a rendre l’Afghanistan jalouse.

Quand nous essayons de suivre l’ancienne route des esclaves noirs qui nous mène au pays de Obama, on se rend compte que des  sénateurs caressent un rêve dont l’Afrique francophone devrait s’approprier. Ce rêve, une autre façon d’exercer la politique monétaire est toute simple mais audacieuse et suscite des coups de la part  du système bancaire.

Nous nous penchons sur ce sujet pour relever la faisabilité et l’intérêt d’une telle structuration en terme de gestion de politique monétaire en général et particulièrement de gestion de la dette souveraine.

Crise aiguë de la dette souveraine Africaine

Nous avons de bonnes raison de croire que outre le manque de démocratie avec ses corollaires, la dette souveraine constitue un poids important qui réduit considérablement la force de croissance “économique de la zone CFA et donc de l’Afrique.

Comme aujourd’hui en Grèce, quatorze (14) pays au sud du Sahara ou règne le Franc CFA  vivent depuis cinquante ans une crise aiguë de la dette souveraine. La force de nuisance du phénomène semble sans alternative vu sa capacité a vivre à travers des décennies et pourtant les bonnes nouvelles en provenance de la chambre des représentants au congrès américain sont sans équivoque.

Création d’une monnaie unique en Afrique

Le droit de création de la monnaie puisque c’est de cela qu’il s’agit, sous entend la gestion d’une politique monétaire souveraine et n’a de limite que celle a elle imposée par le niveau de l’inflation.

Contrairement donc à la notion actuelle de dette public qui plombe le développement socio-économique, la création monétaire qu’implique la souveraineté monétaire n’est pas limitée en aucun cas par la quantité de billet a émettre.

Ce projet révolutionnaire comme nous l’avons mentionné plus haut, n’est pas nouveau du moins concernant le coté théorique  car il est déjà connu du congrès américain. Nous pensons néanmoins que le projet introduit par Dennis J. Kucinich a des chances de ne jamais voir le jour aux États-Unis vu la force de dissuasion du lobby financier au pays de l’oncle Sam.

Pour preuve nous pouvons citer par exemple les promesses  « sociales » du Candidat Obama qui se sont transformées en politique de réduction de déficit public sous Obama président…

Par contre la zone Franc CFA pourrait avec la bénédiction de la France, expérimenter avec succès cette nouvelle donne. L’Afrique du trésor français peut réaliser ce rêve américain d’une zone « monétairement souveraine » qui se donne les capacités de créer le plein emploi, de financer sans crainte la sécurité sociale et tout projet sensible tout en minimisant le coût de la dette publique sur la base de son pouvoir et son droit de créer et de réguler la masse monétaire selon ses besoins.

Le système en lui même est simple et tourne pour l’essentiel autour de quelques points clés que nous avons bien voulu sélectionner à savoir ci-dessous.

Pistes de solutions simples

  • En cas d’insuffisance des recettes du gouvernement, comme c’est souvent le cas, l’autorité monétaire a le pouvoir de combler tout ou partie du déficit par une création monétaire directe (sollicitation de la planche à billets) en lieu et place d’un appel au marché financier ;
  • La totalité de la dette  actuelle (y compris en dollar et euro) devra être payée en monnaie locale (Franc CFA) ;
  • Toute création  monétaire jugée appropriée devrait obtenir le quitus d’une commission créée a ce propos. C’est ici que le trésor public de chaque pays avec une équipe de quel que département concerné dans chaque pays de la zone, soumet a la commission pour approbation, les besoins en investissement sur la base desquels l’autorité monétaire émettra la quantité adéquate de monnaie en tenant compte du principe qui consiste à contenir l’inflation ou la déflation. C’est ici que devra se poser la question du financement de l’Assurance Maladie et l’octroie de prêts sans intérêts aux conseils états membres ;
  • Toute réserves de devises tenues par les banques dans la zone monétaire devraient résider à la banque centrale en contrepartie de la monnaie locale ;
  • Le trésor public de chaque pays membre se donne le droit de constituer un fond à partir des dépôts des banques commerciales qui servira entre autre de financer les prêts à d’autres institutions financières.

Création monétaire devient attribut des gouvernement des pays membres

C’est à dire que les banques commerciales n’auront plus le droit de créer de la monnaie  du moins comme elles le font actuellement.

Le système de crédit tel qu’il est aujourd’hui devrait donc disparaître pour laisser la place à un système beaucoup plus souple où la banque centrale joue un rôle plus prononcé dans la gestion de la dette publique quand les banques commerciales voient  leurs sources de prélèvement d’intérêts de plus en plus contractées.

Par exemple les banques commerciales n’auront pas droit d’utiliser les dépôts pour financer les prêts ou investissements. Elles retiendront néanmoins comme revenues, les intérêts reçus au titre de prêts consentis aux clients à partir de fonds propres (liés aux revenus ou aux contributions des investisseurs) où à partir de dettes vis à vis de la banque centrale. Les agios et autres bénéfices liés à la gestion des comptes bancaires seront toujours à charge du client.

Un point aussi important est que l’autorité monétaire décentralisée (le trésor public) devrait recommander au gouvernement Sénégalais par exemple le paiement d’une aide sans taxe à tout Sénégalais vivant sur le territoire national, en vue de donner un coup de pouce à la liquidité bancaire en souffrance tout en relançant la consommation.

Finance islamique en Afrique francophone

Cela dit, nous faisons remarquer que ce projet qui bouscule « l’incontournable finance moderne » ferait le lit de la finance dite  islamique en Afrique francophone.

Il est ici nécessaire de préciser que la finance islamique est juste un moyen de « contribuer au développement » et n’est en rien liée à aucune promotion religieuse quelconque.

En effet, la « finance islamique » est basée sur les principes de l’interdiction de l’intérêt et celui du partage de la responsabilité sociale (wikipédia). Ceci dit, ce système n’est basé que sur des critères de « faisabilité et de viabilité des projets » selon le président de la banque islamique de développement.

C’est un système qui a d’un côté le pouvoir de freiner les effets de destruction massive des richesses émanant de la finance moderne et de l’autre d’apporter une certaine  garantie a faire fonctionner une économie réelle à travers les investissements dans des projets de développement par opposition au financement d’une économie virtuelle à travers les produits dérivés par exemple.

La zone franc CFA devrait pouvoir ce doter d’un environnement juridique adéquat pour permettre à des apporteurs de capitaux de pouvoir travailler dans la logique de la finance islamique. Même si le système ressemble à ce qu’on appelle les «Private Equity », il est à noter une différence fondamentale en ce sens qu’ici les pertes et les gains sont partagé équitablement quelle que soit l’apport en capital.

La zone Franc CFA pourrait aussi créer un fonds d’investissement  qui cadre avec les principes de la finance islamique sans perdre d’un iota l’attrait que le pays suscite pour les investisseurs de tout bord.

Souveraineté Monétaire : les lignes peuvent-elles bouger en zone CFA ?

« Toute économie aux ressources quasi inexploitées présente toujours des potentialités de croissance qui à leur tour attirent non seulement la convoitise de tout genre et mais aussi les investisseurs étrangers. »

Besoins financiers, humains pour développement économique

Si la force de travail ne fait pas défaut, l’on reste tout de même convaincu du déficit avéré de la volonté de financement des économies africaines de la Zone franc CFA. Les économies de la zone francophone de l’Afrique avec le franc CFA en commun, continuent de faire expérience d’un manque a gagner en terme de financement et de soutien a la croissance.

Ce constat n’est pas nouveau car les objectifs des différentes banques centrales, la BCEAO pour l’Afrique de l’Ouest et la BEAC pour la composante Afrique centrale de la zone, les principes de base concernant la gestion du franc CFA restent encore flous au moins pour beaucoup de ceux qui s‘intéressent au sujet.

La situation de crise est permanente et n’a jamais émue du moins officiellement les gouvernements concernés contrairement à la Zone Euro qui fait feu de tout bois pour sauver la Grèce. C’est à croire qu’accompagner le processus de développement des économies mandataires passe à un second plan.

Difficultés économiques et financières des grandes puissances

Les grands du monde qui ont pour habitude de supporter les économies de la zone CFA rencontrent des difficultés économiques et financières.

Des pays comme la Cote d’Ivoire ou le Sénégal qui ont d’énormes besoins de financement de leur économies auront du mal a compter sur des dons pour ne pas dire prêts faciles. Cela pourrait conduire à plus de désolation et d’instabilité dans la région en proie déjà à une crise politique.

Faut il un éclatement de la zone franc CFA pour avancer vers des monnaies nationales ? Ce débat n’est pas nouveau, le livre de Nicolas Agbohou « Le Franc CFA et l’Euro Contre l’Afrique » reste un excellent avocat pour la souveraineté monétaire.

Cette hypothèse soulève plusieurs questions qui n’ont pas forcement une réponse « économiquement correcte ». Qu’en sera t il de la détérioration des fondamentaux ? Qu’en sera t il de la faisabilité en termes de remboursement de la dette souveraine ? Quel niveau d’inflation sera-t-il acceptable pour les besoin de l’économie ?

Autant de questions qui impliquent la problématique de la souveraineté monétaire dans un contexte de gestion de la dette d’une nation avec la croissance comme objectif premier sur fond de lutte contre l’inflation. Définir la souveraineté monétaire n’est pas chose aisée car ce concept relativement liée à la notion politique monétaire, est aussi interpréter en terme de contrôle de la dette souveraine.

Nous nous intéressons ici au concept de la souveraineté monétaire en insistant sur son rapport à la dette et partant de l’éventualité d’une faillite de l’Etat. Nous emettons l’idee que la gestion du déficit budgétaire qui en decoule échappe à un plafonnement préétablie pour être fonction des besoins de financement de l’économie.

Création de monnaies nationales et souveraineté monétaire

En effet, un gouvernement qui bénéficie de la souveraineté monétaire a le droit exclusif et illimité de créer sa propre monnaie nationale.

Cependant, la décision de création de monnaie dépend de la santé de l’économie. La planche à billets peut être sollicitée ou non en tenant compte du niveau de l’inflation objectif en tenant compte du cycle actuel de l’économie. Dans ce contexte l’Angola, le Ghana ou le Nigeria sont théoriquement monétairement souverains . Par contre la Cote d’Ivoire et ses pairs de la zone franc CFA, la France, la Grèce et le Portugal pour ne citer que ces pays, n’ont aucune souveraineté monétaire puisqu’aucun de ces pays n’a le pouvoir de créer sa propre monnaie car leur décision de création monétaire est soumise à des lois supranationales different de la version mericaine.

La souveraineté monétaire implique par ailleurs que toute nation possédant ce droit ne peut être en faillite vu la possibilité de servir toute dette quelle qu’elle soit avec pour seule contrainte le niveau acceptable d’inflation.

Pour les mêmes raisons, aucune institution d’état ne peut connaitre la faillite. Par exemple l’assurance maladie universelle, pourrait être aisément financée par la création de masse de monnaie nécessaire à l’opération sans jamais envisager un cas de faillite.

Ainsi, même si toute émission de monnaie crée forcement est une dette, il faut noter la nécessité de faire une nette différence entre les obligations d’un Etat qui jouit d’une souveraineté monétaire totale et celles d’un ménage ou d’une corporation envers ses créanciers.

En effet, si le défaut de paiement est envisageable pour les derniers cites, une nation monétairement souveraine ne saurait fermer boutique. Notons que pour ses besoins de financement, le Ghana quoi que bénéficiant d’une souveraineté monétaire partielle (nous y reviendrons) fait appelle à l’investissement local et/ou étranger en émettant des bons.

Une fois les “bouts” de papier émis et les devises encaissées, la banque centrale du pays fait appelle à la planche à billets pour créer en monnaie nationale, l’équivalent de la dette reçue en tenant compte des taux de change en vigueur. Un élément important à noter ici et qui sous-entendent notre contribution est qu’en réalité le Ghana n’est pas totalement souverain monétairement car les autorités du pays ont juste transférert la souveraineté monétaire aux mains des USA ou à l’Union Européenne respectivement.

La souveraineté monétaire que nous défendons ici est celle qui donne droit à la création de sa propre monnaie en vu de financer son économie et qui réduit le système bancaire de fractionnement des réserves car la dette ainsi crée augmente inutilement la masse de monnaie dans l’économie même si elle ne crée pas de richesse additionnelle.

Indépendance monétaire

A l’opposé du Ghana ; le Sénégal et la Grèce qui ont tous cédés leurs droits de battre monnaie à la zone euro, sont sujets à des dettes qu’ils n’ont pas forcement le pouvoir d’honorer. Ces deux de  pays partagent un point commun : l’indépendance monétaire.

La zone Franc CFA ressemble bien à un crabe qui fait face à la direction de la croissance mais dont le mouvement du corps entier se dirige dans un sens contraire. Si la dette est souveraine, on devrait s’assurer que le mécanisme de son paiement soit un produit qui participe du développement au lieu de faire grincer les dents des citoyens a Abidjan, Athènes ou Paris via la révision de la fiscalité pour sauver la Grèce pour le dernier.

Selon les données du FMI et de la Banque Mondiale la dette souveraine la de la Cote d’Ivoire a elle seule pourrait atteindre la bagatelle de neuf mille (9000) milliards de franc CFA et qu’elle engloutirait environ seulement 60% des richesses du pays sans compter les derniers engagements en cours. Ce qui est un exploit en soit pour le gouvernement précédent car avant 2000, la dette souveraine était a hauteur 110% du PIB.

Cette dette, la Cote d’Ivoire comme tout pays de l’Afrique francophone l’affronterait avec aise dans le cadre de la gestion d’une nouvelle monnaie vu la possible utilisation de nouveaux leviers.

Le changement qui interviendrait en termes de financement du développement, version “finance islamique”, ne serait que bénéfique à l’union économique. La zone franc CFA devrait en l’occurrence conserver son atout de zone commerciale sans barrières douanières.

Que se soit donc au niveau de la dette publique ou de la lutte contre l’inflation, toutes les peurs devraient s’éteindre car la corrélation (0.15) entre la dette et l’inflation  est négligeable selon toujours les données du FMI entre 1997 et 2014.

Assurer la flexibilité du système d’émission de monnaie actuelle

La stabilité économique des nouvelles économies nationales consisterait alors à assurer la flexibilité du système d’émission de monnaie actuelle basée sur le fractionnement de la dette et restaurer la souveraineté monétaire nationale qui devrait permettre aux pouvoirs publics de “mettre directement en circulation la masse monétaire adéquate selon les besoins de l’économie”.

La seule contrainte au déficit budgétaire devrait alors être le taux d’inflation qui maintienne l’économie à un niveau acceptable. Souvenons-nous à ce propos du système de la “finance islamique” qui participe effectivement de la richesse nationale tout en garantissant des prêts à taux d’intérêts proches de zéro ou nuls.

Pour conclure nous disons qu’un réaménagement négocié devrait s’opérer pour arriver à un système financier relativement différent de ce que nous connaissons. C’est-à-dire un système flexible qui mette l’économie réelle au centre de son action sans toutefois gravement léser la conception de la finance actuelle.

Les pays de la Zone Franc CFA peuvent ils réaliser le rêve américain ?

Crise de la Dette : Une dévaluation du franc CFA s’impose

Crise financière internationale

La crise a progressé depuis les “subprimes”. La zone euro est dans une phase critique, sa cohésion étant sous pression avec la crise Grecque en ligne de mire probablement le Portugal, l’Italie et l’Espagne.

Les Etats-Unis ont même du mal à trouver un accord sur le déficit quand en France on se bat pour que la loi fondamentale y consacre un chapitre.

En Afrique Subsaharienne particulièrement en zone franc CFA, en plus de l’éternelle crise de la dette, on est en plein dans le désordre politique et la famine lamine les petits corps d’enfants dans la corne de l’Afrique… Relativement à la Grèce donc, les 14 pays de la zone francophone qui ont le Franc CFA en commun jouissent d’un manque de compétitivité  plus prononcée.

Si l’Euro groupe se penche sur la Grèce avec force, tout semble par contre perdu pour les millions d’africains qui sont soumis à la dure réalité des conflits ethniques organisés.

Heureusement que pour la région l’espoir d’une vie normale a des chances d’émerger du chaos pourvu que chacun joue son rôle avec une vision de prospérité relativement collective.

Développement durable en Afrique francophone

La crise de la dette est un complément pour la réflexion sur la question du développement durable en Afrique francophone puisqu’une multitude de recherches a déjà posé des bases solides d’un futur engagement dans ce sens.

Nous nous permettons donc d’abonder dans le sens d’une alternative en termes de politique monétaire et fiscale sur la base de la situation Grecque et commentée par le prof Hans-Werner Sinn.

Comment gagner de l’argent et nourrir une population sans cesse en croissance? En d’autres termes, comment lutter contre la misère au quotidien ? Répondre franchement à une telle interrogation revient forcement a se pencher sur la question de la dette souveraine d’une part et du partage des énormes ressources naturelles dont regorgent les sous sols de la région d’autre part. Par partage nous faisons allusion d’une côte aux apporteurs de technologie et de capitaux, aux pouvoirs locaux et leurs populations.

Les préoccupations majeures de nos pays africains dits « pauvres et très endettés » devraient se concentrer sur ces points vitaux qui dépassent de loin le drame de l’hyper-inflation comme celle qu’a vécu l’Allemagne en 1923.

Fonds de garantie de soutien a l’investissement, baisse des prix des biens d’équipements

Au regards de la situation de la zone euro relativement à la crise de la dette Grecque, nous avons des raisons de croire que la proposition du prof Hans-Werner Sinn (Université de Munich) est bonne et très adaptée à la Zone franc CFA.

En effet, comme en Grèce, la compétitivité est mise à mal dans les pays ayant le franc CFA en commun. La seule dévaluation du CFA intervenue en 1994 n’a levé en pratique qu’un pan du voile qui couvre la croissance économique de la zone monétaire. Ainsi, les nécessaires accompagnements tels que la création d’un fonds de garantie de soutien à l’investissement et une baisse des prix des biens d’équipements en provenance de l’Union européenne, principal partenaire commercial, n’ont pas suivi.

Si le Prof Hans-Wener Sinn propose une sortie temporaire de la Grèce de l’euro, il est plus réaliste que les pays de la zone Franc CFA changent de statuts sans gravement compromettre l’intérêt des banques privées même si elles connaitront forcement une période de turbulence.

Nous avons estimé dans un article précédent qu’une politique fiscale est loin d’être désirable car difficile à réaliser dans un conteste d’instabilité politique. Nous insistons par contre sur le bien fondé d’une nouvelle dévaluation du franc CFA dans l’attente d’une action beaucoup plus audacieuse dans le sens de la souveraineté monétaire. Comme en 1994 les difficultés seront accrues mais le retour à la normal ne se ferait pas attendre pour plusieurs raisons.

La Zone CFA peut changer de statut sans compromettre les intérêts Français

Premièrement le taux de change ayant considérablement augmenté vis-à-vis des monnaies étrangères et donc défavorable en terme de dette souveraine, les bailleurs de fonds se verraient dans l’obligation d’abandonner tout ou partie de cette dette. Ce qui garantirait la survie de centaines d’entreprises.

Deuxièmement les pouvoirs publics orienteraient les investissements vers la suffisance alimentaire dans le but de réduire le déficit de la balance commerciale.

Le troisième élément concerne les exportations de matières premières qui rapporteraient beaucoup localement pour le paysan. Finalement on peu être certain que les pays de la zone euro feraient le maximum d’effort pour soutenir le groupes bancaires exposées à la zone Franc CFA pour surmonter d’éventuelles crises et garantir ainsi la continuité des intérêts.