Vivre et travailler en Allemagne

Guide de survie en milieu professionnel allemand

« You guys French people are soooooooo relax ! ». C’est ce que mon boss allemand m’a dit à la fin de mon deuxième jour. Bon, il ne parlait pas directement de moi, mais tout de même…

Avant de sombrer dans une remise en question abyssale, je me suis dit que peut-être, on travaillait différemment ici?
C’est parti pour un France/Allemagne au bureau : pas un match, mais plutôt un petit kit de survie en milieu professionnel allemand, les « dos and don’ts» pour éviter quelques grands moments de solitude.

A l’heure tu seras

Non, le Français n’est pas fainéant, il est juste un peu désinvolte. Surtout en ce qui concerne les horaires. Et aussi entre les horaires. Il faut dire que facebook/café/infos/café/horaires SNCF/café… ça prend du temps dans une journée. Et on ne parle pas (encore) de la pause déj.

Là où en France, plus le travail est créatif, plus on travaille tard, en Allemagne, on peut être créatif et cool tout en se levant à 7h. Apparemment. Mathilde, qui travaille pour le collectif de graphistes Klub 7 constate : « Les derniers graphistes pour qui j’ai travaillé à Paris m’avaient dit : ici, avant 13h et surtout le lundi, il ne se passe rien, on checke nos mails. A Berlin, ils arrivent tous les jours à 10h pile même s’ils ont fait la fête jusqu’à 4h de mat’

Mais l’horaire, à la limite, n’est pas le plus important. Ce qui compte, l’essentiel, et le plus difficile à intégrer pour le Français, c’est le respect de l’heure. Tous les jours. Si dans ton contrat, il est écrit : 9h/17h, ça veut dire qu’à 9h pile, tes doigts sont près à tambouriner frénétiquement sur ton clavier et qu’à 16h55, tu commences à fermer toutes tes fenêtres.

Pour un Français, partir à 17h dans le privé, signifie raser les murs en passant devant ses collègues un brin méprisants (ou franchement jaloux) en sachant qu’on va très vite avoir droit à l’insulte suprême : “fonctionnaire”. On se demande pourquoi finalement parce que même ceux qui adorent leur boulot ne diront pas le contraire : décrocher du boulot (bien fait) à 17h, c’est quand même mieux.

Et il faut absolument s’y faire. Car ne t’imagine pas pouvoir te la jouer : « Ouais mais tu vois moi, je suis motivé, je ne compte pas mes heures ». Ici ça veut juste dire que :

  1. tu ne travailles pas assez efficacement pour faire ton boulot dans les temps
  2. que tu cherches à faire travailler les autres plus tard

Myriam, DRH chez Anakan GmbH, confirme : « C’est clair que c’est assez mal vu de traîner après tout le monde. Pour eux, ce n’est pas parce que tu finis tard que tu t’investis plus. Ils ne comprennent pas non plus pourquoi une réunion ne commence pas à l’heure dite ». Autant dire que pour l’intégration dans une équipe, ce n’est la meilleure stratégie !

1 brötchen en 1/2h tu mangeras

« Bon, ce qu’on peut faire, c’est discuter de ce contrat autour d’une bonne entrecôte/vin rouge ». Heu… non. Alors ça aussi c’est dur, mais le menu entrée/plat/dessert/quart de Côtes du Rhône le vendredi, c’est fini. D’abord parce qu’on ne peut pas faire tout ça en ½ heure. Et en général, les Allemands ne font pas traîner le déjeuner.

Ensuite parce que, autant les Allemands ne rechignent pas sur une bonne bière en sortant du boulot, autant à midi, ça n’existe pas. Jamais.
Mais il faut voir le bon côté des choses : le brötchen (petit pain), c’est beaucoup moins cher qu’une entrecôte. « Et c’est toujours à nous, les Français, à qui on demande de choisir les restautrants pour les dîners de la boîte », raconte Manuel, producteur chez Aeria games. Tu conserves donc ton statut de spécialiste en gastronomie alors que tu débarques. La classe.

Une lettre de référence, tu écriras toi-même

La lettre de référence, c’est une institution, mais on ne sait pas pourquoi. Officiellement, ce n’est même pas la peine de chercher un travail si tu n’as pas de lettre de référence. Ce qui ne risque pas d’arriver parce que ton ex-employeur, quelle que soit la raison de ton départ de l’entreprise, est obligé d’écrire cette lettre. Et il n’a pas le droit d’être négatif. Même si tu as été un immonde tire-au-flanc.

D’où des codes d’écriture que tout le monde maîtrise ici, mais qui sont tout à fait obscurs pour les Français. Si ton expérience professionnelle était positive, ta lettre te décrira comme la miss ou le mister Univers de l’employé ; tu vas carrément en rougir.

Si ça s’est mal passé, tu auras droit à des phrases du genre : « Machin(e) était aimable avec ses supérieurs ». Ou encore « Truc était appliqué dans son travail ». Ce qui signifie en réalité qu’il vaudrait mieux mettre le feu à sa propre boîte plutôt que de t’embaucher. Donc tu ne peux pas montrer cette lettre à ton prochain entretien. Et pourtant, il le faut. Tu n’as donc pas le droit à l’erreur. Dur.

Cela dit, nous sommes sauvés puisque dans les startups, on a tendance à prendre les choses plus à la légère. « J’ai eu un entretien chez AndroidPit. J’en ai parlé à un moment et on m’a demandé si je n’avais pas eu trop de mal à l’écrire », raconte Eva. « Mon propre boss m’a dit en rigolant qu’il avait lui-même écrit toutes les siennes et que ça ne l’intéressait donc pas du tout ». Mais c’est le côté formel, particulièrement développé en Allemagne : « Sur la plupart des CV allemands que l’on reçoit, les candidats indiquent la situation de leurs parents, voire de leurs frères et sœurs » précise Myriam.

Ton anniversaire tu fêteras

Finissons sur une note festive. Un matin, tu arrives à ton nouveau travail et tes collègues, que tu ne connais pour ainsi dire pas, surgissent avec un gâteau, un cadeau et une petite carte. C’est ton anniversaire et ils songent déjà à te le fêter. Ému, tu te dis que vraiment tu as un tel charisme que les gens se battent pour célébrer avec toi cette commémoration de ta naissance, même s’ils ne te connaissent pas. Stop ! Calme-toi, ici on fête tous les anniversaires.

A l’embauche, le boss rentre ta date de naissance dans son petit tableau excel et la veille des jours joyeux, envoie quelqu’un ou va lui-même acheter un gâteau que tu partageras avec tes collègues. Il n’est d’ailleurs pas rare de trouver cette liste carrément affichée dans la cuisine, pour être sûr de n’en rater aucun. « Dans la dernière boîte où j’étais, on devait aussi participer au cadeau. C’est sympa mais quand il y a 30 personnes et que tu es stagiaire, ça fait vite un budget », raconte une victime de l’anniversaire à tout va. En attendant, apprends donc la liste sur le frigo.

Les DOs

Tu ne parles pas couramment allemand, ok, mais travaille vraiment ton anglais.
Imprègne-toi de la culture berlinoise, et pas seulement au travail.
Assume ta franchouillardise.
Prends des initiatives, le rapport à la hiérarchie est beaucoup plus transversal que pyramidal.

Les DON’Ts

(des choses qui paraissent évidentes mais qui ne pardonnent pas ici) :

  • Ne parle pas du salaire à tout va.
  • Ne râle pas.
  • Evite d’être approximatif.
  • Fais attetion à ton hygiène… dont on pourrait penser qu’elle n’est pas parfaite.
  • Ne refuse pas les sorties collectives

Freelancer à Berlin : quel statut ?

On remarque ces dernières années, face aux vicissitudes du statut de salarié, un engouement profond pour le freelance.

Ainsi, une augmentation totale de 40,2% du nombre de travailleurs indépendants a été observée en Allemagne entre 1991 et 2010. Pour l’année 2010, les travailleurs indépendants représentaient 10,9% de la population active allemande totale. Futurs lansquenets ou mercenaires de l’économie berlinoise, cet article se propose de répondre à vos questions.

Le terme de freelancer – ou travailleur indépendant (der Selbständige) – englobe deux réalités différentes selon que celui-ci exerce une profession libérale (freier Beruf) ou une activité commerçante (Gewerbe).

Bien que la définition du freelance reste vague, il faut toutefois retenir une chose : le freelancer n’est pas salarié, il assure lui-même son revenu et sa couverture sociale, supporte seul les risques financiers et assure ses prestations de façon autonome pour des clients (Auftraggeber) et non des patrons. De plus, le freelancer n’est pas intégré dans l’organigramme de l’entreprise ou de la structure qui le mandate.

Ces éléments sont essentiels afin de prouver son statut dans le cas où une pseudo-indépendance (Scheinselbständigkeit) serait soupçonnée par les organismes sociaux. La caisse allemande d’assurance vieillesse (Deutsche Rentenversicherung) propose à ce sujet un formulaire en ligne (l’avis délivré a alors valeur obligatoire) afin de déterminer avec certitude le type de son activité.

Les personnes exerçant une activité libérale (die Freiberufler) sont des travailleurs indépendants dans les domaines de la science, l’art, la rédaction, l’enseignement ou l’éducation.

La loi allemande sur les sociétés civiles professionnelles (Partnerschaftsgesellschaftsgesetz – PartGG) de 1994 les définit à l’art. 1, al. 2 comme telles : « Les professions libérales ont en général, sur la base de qualifications professionnelles ou de dons créatifs particuliers, pour objet la prestation responsable, autonome et compétente de services de haute qualité dans l’intérêt de leurs clients et du bien commun ».

La profession libérale recouvre traditionnellement des activités telles que médecin, avocat, conseiller fiscal, consultant d’entreprise, journaliste, artiste, traducteur, architecte, informaticien…

Les titulaires de professions libérales ne sont pas soumis au code de l’artisanat (Gewerbeordnung – GewO) et par conséquent ne sont pas concernés par la procédure d’inscription (Gewerbeanmeldung) auprès du Centre de formalités des entreprises – CFE (Ordnungsamt – OA).

La simple demande d’attribution d’un numéro fiscal (Steuernummer) auprès du Service des impôts (Finanzamt) marque le début formel de reconnaissance du freelancer en tant que travailleur indépendant.

En cas de doute, c’est ce même service des impôts qui statuera sur la nature de l’activité exercée. Dans les grandes villes comme Berlin, le Service des impôts dispose de bureaux dans la plupart des arrondissements (Bezirke).

Le bureau alors compétent correspond au Bezirk où le freelancer exerce majoritairement son activité (le portail officiel de la ville de Berlin nous en donne la liste complète en fonction du code postal).

Cette inscription auprès du service des impôts peut être informelle sous la forme d’une lettre avec uniquement votre nom et une description de vos projets d’activité. Cette inscription doit cependant être effectuée au plus tard quatre semaines après le début de votre activité.

En principe, l’Allemagne est un pays où existe la liberté d’entreprise, c’est-à-dire que n’importe qui est libre d’exercer une activité tant que celle-ci ne contrevient pas à la loi ou à des restrictions particulières.

Ainsi, la personne qui exerce une activité commerçante (artisanale ou industrielle) (der Gewerbetreibende) est considérée comme telle si elle exerce celle-ci de manière indépendante, continue, dans le but de réaliser un profit et ne répond pas aux catégories de la profession libérale, du secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche…) ou du service public.

Le collaborateur indépendant (der freie Mitarbeiter) quant à lui n’a pas de relation durable et fixe avec les personnes ou entreprises qui le mandatent. Celui-ci travaille selon un contrat de service (Dienstvertrag) ou selon un contrat d’entreprise (Werkvertrag) et ceci ne présage en rien de son type d’activité : il peut tout aussi bien exercer une profession libérale qu’une activité commerçante.

Un point litigieux peut en revanche être soulevé lorsque qu’un freelancer est amené à exercer une activité libérale qui contient également une part commerçante.

Parfois, les activités sont clairement dissociables les unes des autres, d’autres fois, celles-ci sont étroitement liées. Activité libérale et activité commerçante sont dissociables lorsque, malgré leur lien, l’une peut exister indépendamment de l’autre. Des exemples typiques sont : un architecte qui gagnerait en parallèle de l’argent en tant qu’agent immobilier ou bien encore, un ophtalmologue qui assurerait de surcroît la vente de lentilles de contact. Il n’est pas rare dans ce type de cas que le Service des impôts exige une comptabilité (Buchführung) et une déclaration d’impôts (Steuererklärung) dissociées.

A l’inverse, les composantes libérales et commerçantes peuvent souvent être indissociables les unes des autres. Un cas d’exemple serait un agent en relations publiques qui par la rédaction de déclarations de presse aurait une activité libérale alors que par la facturation de services événementiels, ce dernier aurait une activité qualifiée de commerçante. Le Service des impôts sera alors amené à trancher en fonction de la composante dominante au sein de l’activité générale.

Vous hésitez encore à vous lancer en tant que freelancer ?

Voici, pour conclure, quelques avantages/inconvénients du freelance.

Les avantages pour le client sont nombreux : intégration au sein d’une équipe plus rapide qu’au sein d’une entreprise, calcul des honoraires uniquement en fonction du temps de travail effectif, le freelancer apporte ses propres ressources (matériel, bureau, réseau), un seul interlocuteur, un processus décisionnel raccourci, motivation plus grande afin d’assurer une satisfaction à 100% du client, pas de charges sociales…

Du côté du freelancer : liberté totale, diversité des tâches, stimulation de la recherche du client, revenu supérieur, valorisation sociale.

Enfin, parmi les points négatifs majeurs on peut citer pour le travailleur indépendant : une couverture sociale et une assurance chômage à sa charge, peu de contacts avec ses collègues et, avant tout, sans doute, l’absence d’un salaire fixe et d’une sécurité de l’emploi.

Liens utiles

Comment immatriculer sa moto à Berlin ? L’assurance

Vous partez vivre en Allemagne et avez décidé d’emmener votre moto plutôt que d’en acheter une sur place ?

Voici les démarches à effectuer pour immatriculer votre moto à Berlin.

Tout d’abord, sachez qu’avant toute démarche vous aurez besoin de ces 2 informations pour l’immatriculation de votre moto :

  • votre « sacro-sainte » Anmeldung (le document officiel qui vous identifie auprès de l’administration allemande) et
  • un compte bancaire allemand.

Ensuite, selon le modèle de votre moto, on peut vous demander un certificat de conformité européen.

Personnellement, je n’en ai pas eu besoin pour une Kawasaki ER-5 mais il est préférable de se renseigner auprès des personnes qui effectuent le contrôle technique de la moto (la DEKRA par exemple) ou chez votre concessionnaire moto pour vérifier si ce document est nécessaire.

Immatriculer sa moto à Berlin (ou en Allemagne), 1ère étape : l’assurance

Vous déménagez en Allemagne, à Berlin et souhaitez emmener votre moto française ?

La première étape pour immatriculer votre moto à Berlin est de trouver une assurance moto allemande.

Pour cela, un conseil, demandez à votre assureur francais actuel un relevé d’information : cela vous permettra de récupérer votre bonus 😉

N’hésitez pas également à faire des devis auprès de plusieurs assurances motos pour comparer les tarifs.

En ce qui me concerne, faute de temps j’ai choisi la simplicité avec la Macif France qui est partenaire avec l’assurance DEVK en Allemagne.

L’avantage, non négligeable pour certains, est que votre interlocuteur est Francais, ce qui aide beaucoup quand on ne maîtrise pas encore l’allemand !

Une fois votre choix fait, conservez bien le numéro eVB (eVB-nummer) fourni par votre nouvelle assurance moto allemande. En effet, ce numéro vous sera nécessaire au moment de l’immatricluation de votre moto française pour prouver que vous êtes assuré.

Remarque : votre contrat d’assurance allemand ne prendra effet qu’à la date d’immatriculation de votre moto.

Comment immatriculer sa moto à Berlin ? Le contrôle technique

2e étape : le contrôle technique

Pour passer le contrôle technique allemand, il est préférable de prendre rendez-vous dans un centre près de votre nouvelle adresse.

Quel contrôleur technique ?

J’ai choisi DEKRA qui est l’un des organismes agréés pour effectuer des contrôles techniques en Allemagne.

De quoi ai-je besoin ?

Pour cette étape, vous aurez besoin :

  • la carte grise du véhicule,
  • une pièce d’identité,
  • votre Anmeldung,
  • et évenuellement le certificat de conformité européen

Le contrôle technique en lui-même

2 examens seront réalisés sur votre moto :

  • l’Hauptuntersuchung (HU) soit l’examen principal et
  • l’Abgasuntersuchung (AU) soit l’examen des gaz d’échappement.

Pour ma moto, la visite fut rapide et a pris entre 30 et 45 minutes.

Si votre moto est apte, on vous remettra 3 documents qu’il faudra apporter au service d’immatriculation.

Combien ça coûte ?

Pour ma moto cela m’a côuté 94 euros (2013).

Comment immatriculer sa moto à Berlin ? La plaque d’immatriculation

3e étape : la plaque d’immatriculation

La 3ème étape et dernière étape (on y est presque !), c’est l’immatriculation de votre moto avec l’obtention de votre numéro de plaque et du fameux Zulassungsbescheinigung , équivalent de la carte grise francaise.

Si vous êtes à Berlin mais ça doit être la même chose dans les autres villes allemandes, je vous conseille fortement de prendre rendez-vous auprès du service d’immatriculation (Zulassungsbehörde) car l’attente peut durer plusieurs heures sans rendez-vous…

Attention également : dans les grandes villes, il peut y avoir plusieurs centres et un seul apte à l’immatriculation des véhicules en provenance de l’Union Européenne.

A Berlin, c’est au centre de Kreuzberg où vous devrez vous rendre pour une première immatriculation :
Kfz-Zulassungsbehörde-Friedr.-Kreuzberg
Jüterboger Straße, 3
10965 Berlin

Vous pouvez prendre rendez-vous en ligne, sur ce lien.

En option, vous pourrez choisir à l’avance votre numéro de plaque d’immatriculation si jamais vous avez un numéro fétiche 😉

Sur place, on vous redemandera si avez une préfence ou si un numéro aléatoire vous convient.

Le jour de l’immatriculation : ce qu’il faut apporter

  • les documents du contrôle technique,
  • une pièce d’identité,
  • votre Anmeldung,
  • votre numéro eVB fourni par votre nouvelle assurance moto,
  • un numéro de compte bancaire allemand pour payer la taxe annuelle des véhicules.

A Berlin précisément, comment se passe l’immatriculation de ma moto ?

Si vous avez pris rendez-vous, vous recevrez par e-mail un numéro d’attente et le numéro de salle où vous rendre.

Placez-vous dans la salle indiquée et attendez que s’affiche à l’écran votre numéro ainsi le bureau concerné.

La personne du Zulassungsbehörde vous demande tous vos papiers. On vous remet votre numéro de plaque d’immatriculation moto ainsi qu’une facture à payer aux bornes automatiques du sous-sol grâce à une carte. Pour ma moto, ce m’a couté 41 euros. A noter que la plaque d’immatriculation doit être réalisée dans la foulée.

Où et comment faire une plaque d’immatriculation à Berlin ?

Pour faire votre plaque d’immatriculation, il suffit de vous rendre dans l’un des nombreux vendeurs de la rue et de comparer les prix. Attention, les prix ne sont pas toujours affichés mais comptez en moyenne entre 15 et 20 euros pour une moto.

Et après ?

Une fois la plaque d’immatriculation créée, il ne reste plus qu’à la rapporter à la personne du Zulassungsbehörde. Celle-ci vous demande le reçu de la facture que vous avez payéé et collera des vignettes sur votre nouvelle plaque d’immatriculation : ça y est, votre moto est berlinoise !

Pour une moto, on vous appose 2 vignettes sur la plaque d’immatriculation : celle du contrôle technique et celle de la ville de Berlin.

Enfin, on vous remet le sésame tant attendu : la Zulassungsbescheinigung (la carte grise) en 2 parties.

La carte grise de votre moto en Allemagne : la Zulassungsbescheinigung

  • La Zulassungsbescheinigung Teil 1 est l’équivalent de la carte grise et vous devez la garder dans vos papiers à présenter en cas de contrôle de police.
  • La Zulassungsbescheinigung Teil 2 est le certificat de propriété. Un conseil : conservez-la chez vous et surtout pas avec la partie 1. Effectivement, en Allemagne, être en possession de ces 2 documents fait de vous le propriétaire de la moto (ou de tout autre véhicule concerné) même si le nom inscrit n’est pas le vôtre !

Voilà, il ne vous reste plus qu’à fixer votre nouvelle plaque !

La fixation de votre plaque d’immatriculation moto en Allemagne

Pour la fixation de la plaque, en France nous utilisons des rivets. En Allemagne, il s’agit de vis-écrou.

Pour ma moto, j’ai ôté les rivets avec un tournevis afin d’enlever la plaque d’immatriculation. Puis, je suis retournée chez le vendeur de ma nouvelle plaque moto afin de faire les trous et monter les nouvelles vis (prévoir un petit pourboire car la prestation n’est pas fournie en principe).

Doit-on laisser sa plaque d’immatriculation française ?

A priori oui : j’ai lu sur d’autres forums que pour les voitures, les plaques d’immatriculation françaises étaient récupérées.

Pour ma moto cependant, je n’ai pas eu besoin de laisser ma plaque française (et les souvenirs qui vont avec !).

Bilan

Ouf ! Après des semaines de papasserie, votre moto française est immatriculée à Berlin (ou ailleurs en Allemagne).

Coût total : 194 euros pour faire immatriculer sa moto en Allemagne, qui se divisent ainsi :

  • contrôle technique allemand : 94 euros,
  • immatriculation allemande : 41 euros,
  • plaque d’immatriculation allemande : 18 + 5 euros de montage = 23 euros,
  • taxe annuelle : 36 euros.